Visage tuméfié, lèvre supérieure fendue, blessures aux mains : c’est l’image que présentait ce jeudi 24 mars Séïdou Choubadé, journaliste parlementaire du quotidien Le Nokoué à la suite « d’une bastonnade policière » à Cotonou.
La scène s’est déroulée entre 13h30 et 14h à Gbèdjromèdé, un quartier populaire de Cotonou, la métropole économique béninoise, au moment où les militants de l’opposition manifestaient contre les résultats provisoires proclamés par la Cour constitutionnelle le 21 mars dernier. « Je roulais à moto quand j’ai vu un attroupement de gens en face de moi, raconte le journaliste. J’ai dû freiner pour faire demi-tour, et c’est alors que les policiers m’ont arrêté, puis ont commencé à me donner des coups de pied et de gourdin, des paires de gifles ».
Le journaliste affirme que les policiers ont continué à le battre malgré qu’il leur ait montré sa carte de presse, délivrée le 03 mai 2010 et immatriculée 10/0092/HAAC. « Ils m’ont projeté dans le caniveau. J’ai dû m’enfuir en abandonnant la moto », se plaint-il.
Admis à la clinique privée ‘’Sainte Rita de Cascia’’, Séïdou Choubadé a subi une suture de la plaie en deux endroits. Selon le médecin du centre de santé, le journaliste porte « une plaie de la lèvre supérieure de 2 cm environ, une inflammation de la paupière supérieure droite avec occlusion de l’œil, une hyperhernie conjonctivale droite avec perte de l’acuité visuelle ».
D’après des sources concordantes, la répression de la manifestation de l’opposition a fait plusieurs blessés. Les forces de l’ordre ont arrêté et incarcéré des manifestants dont le député de l’opposition Raphaël Akotègnon.


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